Couperets
Certains de mes fidèles lecteurs s’inquiètent de voir ce blog moribond, voire, se demandent si sa propriétaire ne serait pas dans le même état : qu’ils soient rassurés, je vais bien (enfin, pas plus mal qu’il y a un mois) et ce carnet récemment négligé devrait reprendre du poil de la bête dans les prochains jours !
On a beau se voiler la face tant qu’on peut et trouver quantités d’excuses vaseuses et de consolations diverses, il faut bien avouer que pas mal de réponses que nous recevons sont de nature binaire. Oui ou non, ça passe ou ça casse, raté ou réussi. Toute autre considération n’est bien souvent qu’un moyen pathétique de se remonter le moral en toute mauvaise foi. Le tranchant de la décision n’en reste pas moins brutal, en réalité.
La vie de la recherche est rythmée par diverses échéances qui, outre d’apporter carrière, gloire, reconnaissance et satisfaction, ont le mérite de constituer de très efficaces coups de pied au cul pour se mettre à travailler. Je parle bien sûr des publications, pensums (pensa ?) de quelques pages avec (censément) de vrais morceaux de science à l’intérieur, que l’on soumet à la lecture de ses confrères et soeurs pour montrer qu’on a bien travaillé et qu’on est vraiment bourré d’idées novatrices, permettant de gagner non pas 0.01, pas 0.02 mais bel et bien 0.03 décibels de bruit par rapport à l’illustre travail de Machinchouette et al. La publication, qu’elle soit de conférence ou de revue, est un passage obligé. Contrairement à la conférence qui permet en général de voyager, la revue ne vous permet que de rester enfermé-e chez vous pendant des mois à réécrire pour la cinquième fois un paragraphe qui ne plaît toujours pas au comité de lecture. En contrepartie, la gloire reçue est bien supérieure (l’auteur risquant d’être lu par cinq personnes, au lieu de trois). En revanche, les deux types de publications possèdent un point commun, celui de demander l’usage d’une douzaine de pieds à coulisses de calibres différents et d’un microscope électronique, pour parvenir à proposer un article qui respecte parfaitement les exigences de l’éditeur, en ce qui concerne les marges, la longueur de la ligne précédant les notes de bas de page et la taille de police des sous-sous-titres lorsqu’un tableau de valeurs les précède.
Mais je m’égare. Une fois le morceau de science à inclure bien circonscrit et sélectionné, délayé dans quatre pages de citations ayant d’infimes chances de plaire au comité de lecture, mis en page et typographié aux normes, une fois le directeur de thèse satisfait et l’ordre des auteurs âprement négocié, une fois l’ophtalmo consulté trois fois et le stock d’antimigraineux du pharmacien du coin épuisé, vient le moment fatidique après lequel il n’y a plus rien à faire qu’à attendre : la soumission. Je vous vois tout de suite rire : non, la soumission ne consiste pas à se plier aux désirs les plus dégradants du comité (quoique). Elle consiste simplement à envoyer son bébé article à une bande de pontes qui vont le lire et, d’un geste négligé du pouce que n’aurait pas renié le plus cruel des empereurs romains, se prononcer sur l’opportunité de le publier.
Le délai et la sévérité des décisions sont variables suivant les conférences et revues, mais au bout d’un moment, le couperet finit toujours par arriver. Il est généralement enrobé d’un mail lapidaire mais plein de compassion, et suivi d’un autre passage obligé, les reviews, prose plus ou moins longue pondue par deux ou trois relecteurs désignés, allant du cassage en règle à l’encensement le plus total (entre autres, selon la position de vos propres travaux à l’égard de ceux des relecteurs sus-mentionnés), contenant commentaires, questions, critiques, remarques et suggestions, et éventuellement d’une poignée de chiffres notant votre production suivant des critères tels que la pertinence par rapport au thème de la publication, la qualité de l’anglais, la solidité du contenu scientifique ou l’âge du capitaine. Ces notes étant censées motiver la décision finale de refuser ou d’accepter la publication.
Évidemment, lorsque le message arrive dans sa boîte-aux-lettres, le chercheur avide de reconnaissance et commençant tout juste à se remettre des nuits blanches passées à peaufiner son travail, n’a pas grand chose à fiche de cet enrobage et fonce tout droit sur la réponse. Si elle est positive, il ne manquera pas de sauter au plafond en poussant des cris de victoire à peine humains, avant d’aller s’offrir un café long sucré à la machine pour fêter ça, ignorant royalement les commentaires de ceux à qui, pourtant, il doit ces moments d’allégresse.
Et puis, parfois hélas, c’est notre lot à tous, la réponse ressemble plutôt à ça :
Dear Ms. Artefact:
We are sorry to inform you that the following submission was not selected by the program committee to appear in Super Conférence au Canada 2006:
Article amoureusement préparé avec des vrais morceaux de science dedans
The selection process was very competitive. Due to time limitations, we could only choose a small number of the submitted papers to appear on the program. In fact, many papers were rejected with quite high ratings, so you should not interpret this result as a negative comment on your work or your paper. We still hope you can attend the conference.
We have enclosed the reviewer comments for your perusal.
If you have any additional questions, please feel free to get in touch.
Notez la délicatesse des mots employés. Suivent les trois commentaires des relecteurs, élogieux, notant systématiquement au-dessus de la moyenne tous les critères et recommandant chaudement l’acceptation du papier. Le chef est furieux, tout le monde a envie de se sentir libre de get in touch par le truchement d’un rat mort en colis recommandé, trois papiers refusés on n’a jamais vu ça c’est un scandale, et t’as eu quoi comme notes toi, ah merde toi aussi, la moitié du labo (co-auteurs à divers degrés) envisage le suicide collectif et/ou la reconversion dans le terrorisme (ils ont une antenne Al-Qaïda en Colombie Britannique ?).
Alors on se console comme on peut. Le chef téléphone à un copain à lui qui bosse au Canada (l’intérêt principal d’un chef de laboratoire étant son répertoire téléphonique), oui, cette année les informaticiens ont fait pression pour que les maltraiteurs de signaux arrêtent de polluer la conférence alors on a dû être un peu sévères avec vous… On se dit que c’est pas du travail perdu, qu’on va recycler les résultats pour ailleurs (tiens, elle a l’air bien cette conférence à Honolulu !), qu’on va profiter des commentaires détaillés et constructifs des relecteurs pour faire encore mieux la prochaine fois, et qu’avec de si bonnes notes, c’est vraiment pas de notre faute. D’ailleurs même le chef le dit.
N’empêche que l’article, il est refusé, et que vous l’avez dans le baba. Adieu la semaine de vacances au pays des Caribous.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Prenons l’examen théorique du permis de conduire, autrement appelé code de la route. La règle est inflexible : cinq fautes ou moins, c’est gagné, plus de cinq fautes, c’est perdu. Peu importe la difficulté de la série ou le taux de réussite, visiblement, les séries ne sont pas étalonnées pour respecter la sacro-sainte gaussienne. Cinq fautes, le pompon est décroché et tout va bien. Six fautes et vous êtes la honte de la famille. Même si la question six-de-chute portait sur la peine encourue en cas de récidive du non-respect des distances de sécurité sous un tunnel (on passe le code de la route ou le concours d’inspecteur de police, au fait ?). On peut toujours se réconforter à la pensée que sur 50 candidat-e-s, on partage son malheur avec 39 autres infortuné-e-s. On peut se dire qu’à une faute près, on n’est pas vraiment beaucoup moins bon que les gusses qui brandissent joyeusement leur bordereau à cinq fautes. Mais on ne l’a pas. C’est même pire que ne pas l’avoir, c’est ne pas l’avoir à une faute près, c’est un peu comme finir quatrième, ou être le premier recalé au concours, c’est rageant, et ça ne change pas grand chose à l’échec.
Et puis parfois c’est la réussite. De justesse, pareil, et on se dit l’ai-je vraiment mérité, si c’est sur un coup de chance ? Alors il y a des règles et on s’y plie, c’est la règle du jeu, de quoi se plaindre. Gagner c’est toujours gagner en suivant une règle du jeu qu’on a tacitement acceptée, juste en acceptant de jouer. Ceux qui la ramènent parce qu’ils ont gagné tout juste ont raison : ils ont peut-être gagné tout juste, mais ils ont surtout gagné tout court. J’ai reçu les résultats des tests psychométriques passés en juin. Un bel habillage là encore, rappel de la règle du jeu, joli tableau avec les scores et les centiles correspondants. Mais le couperet n’est pas loin. La règle était claire et stricte : un des trois tests au moins réussi parmi les deux premiers centiles, admis, sinon, recalé. Alors avec deux, cinq et sept pourcents, je trouve que c’est une réussite ras-des-fesses, mais n’empêche que c’est réussi, d’ailleurs, c’est écrit en gras que le détail des résultats est strictement confidentiel et que seul le tranchant de la réponse compte. Du coup, mes dénis passés sont balayés d’un revers de main, et si j’objecte que j’ai réussi certes mais réussi de peu, vous aurez raison de me rire au nez. Ceci dit dans ce cas, il est vrai que rien ne m’oblige à utiliser ce résultat pour adhérer, si j’estime ne pas le mériter (mais la question déclenche tellement de débats passionnés que la curiosité d’aller m’y faire ma propre idée me titille).
Pour commencer, j’ai séché le dîner d’accueil des nouveaux ou potentiels futurs membres, qui avait lieu la semaine dernière dans un restaurant probablement un peu cher pour moi boulevard Saint-Germain. Je me voyais mal me présenter là-bas par un bonjour, j’ai un haut potentiel et je viens d’être recalée au code de la route. D’ailleurs désormais je ne dirais plus HP, mais HPI : haut potentiel inexploité ! Comme quoi, malgré les couperets, il reste parfois des nuances et des choix.
Il n’empêche que, aujourd’hui particulièrement, j’ai tendance à voir les choses de manière un peu binaire. J’ai beau savoir que je suis sensiblement la même qu’hier et qu’on ne vieillit pas du jour au lendemain, j’avoue que j’ai le sentiment d’entrer dans ma nouvelle année comme on passe une porte. Peut-être parce que le chiffre est particulier. Peut-être parce que je change de tranche dans les panels des instituts de sondage et que la plupart des tarifs jeunes me sont désormais interdits. Peut-être parce qu’on fête encore la Sainte-Catherine dans mon entourage.
Il n’y a plus qu’à espérer qu’avec le temps, les couperets s’émoussent.
1 août 2006 à 4:26 pm
BON ANNIVERSAIRE
Contente de relire ta prose, ça commençait à manquer sérieusement. Bon, pis le code, ben tu l’auras la prochaine fois, hein
Quant au papier… les stats qui tournent ici font état de 5 soumissions pour un papier reçu… fatalitas, on va dire (faites de la recherche)
1 août 2006 à 4:36 pm
“Elle consiste simplement à envoyer son bébé article à une bande de pontes qui vont le lire”
Hum, tu es encore bien naïve petit scarabée.
J’aurais plutôt dit, “à envoyer à une bande de pontes qui vont le faire lire à de pauvres thésards/post-docs” !
1 août 2006 à 4:39 pm
Calamity : c’est tout à fait exact, je me suis laissée emporter par ma plume ! En revanche, en ces lieux, on ne dit pas thésards mais doctorants, merci de ta coopération
1 août 2006 à 4:46 pm
Pourquoi t’aimes pas “thésard” ? C’est pour ne pas se mélanger à la plèbe des masterisant ?
1 août 2006 à 4:49 pm
Pour citer un ex-président du Bureau des Doctorants de Télécom (ex-Bureau des Thésards) : parce que « thésard, ça rime avec salopard »
Le suffixe -ard est péjoratif et ne soutient pas l’image de la thèse que nous souhaitons défendre, à savoir l’idée que thèse = première expérience professionnelle. J’ai fait une note là-dessus il y a longtemps.
En plus c’est pas nous qui le disons, c’est des
thésardsdoctorants en socio-linguistique de la CJC1 août 2006 à 5:18 pm
C’est sûr qu’à l’écrit, si je dois renseigner ma profession je dis doctorante, mais bon, à l’oral j’aime la sonorité thésard.
1 août 2006 à 6:54 pm
Et bé ça valait (presque, n’encourageons pas ce rythme de publication digne du supplice chinois) le coup d’attendre !!
Je t’ai deja rassuree sur le permis alors je vais pas m’etendre sur mon potentiel en terme de publications (non non )…
Bon anniversaire !
Et bien joué pour le “test psychometrique”, moi je dis y’a pas de secret…
(je crois que j’ai tout dit la en cas je reviens
)
2 août 2006 à 8:17 am
Bon anniv’, et à ce soir !
(comme ça j’aurai les détails en live, parce que pour un si long billet, on en va pas s’en sortir sinon ^^)
2 août 2006 à 9:37 am
Tout de bon pour ton anniversaire. Et bon courage pour porter le chapeau des Catherinettes
Au vu des commentaires, on peut dire que ce billet a été longtemps attendu par d’autres que moi. Bravo pour ton admission potentielle et pour le reste, tu as tout le temps (le code est une aberration..)
Encore un bon anniversaire (avec le lag en plus parce qu’hier, c’était fête fédérale ici et j’étais bien occupé)
2 août 2006 à 11:43 am
Tiens, je m’abonne hier au fil RSS de ton blog et tu publies un billet peu après. Fais gaffe, je vais prendre l’habitude d’un rythme de publication effréné…
2 août 2006 à 12:03 pm
eustazio, palpatine, mettez-vous d’accord, je publie trop ou pas assez ? :p
eustazio encore : pour ce soir je ne promets rien, c’était sous condition d’effectif que j’espérais raisonnable en plein été, mais ça n’a pas l’air de s’annoncer comme ça, donc… je ne sais pas.
Thomas : pour un billet tous les jours, je te conseille d’aller dépouiller les archives
2 août 2006 à 4:44 pm
hmmmm je pense que tu as voulu dire “eustazio encore oh ouiii encooooore” mais que tu t’es trompé. De pseudo. Mais c’est pas grave.
Sinon je confirme, n’ecoutes que ma voix : tu ne publies pas assez !!
3 août 2006 à 9:14 am
Bon anniversare ! Je rentre de vacances à l’instant et je me disais bien que j’oubliais quelquechose
Et puis, la réussite du code de la route n’a jamais été un critère d’intelligence (la preuve, faut voir le nombre de crétins qu’on croise au volant de leur bolide).
3 août 2006 à 10:49 am
Le “restaurant du bd Saint Germain” est une pizzeria avec un menu à 16,50 euros, même si, bd Saint Germain oblige, elle s’appelle trattoria. Les restaurants, comme à Paris-Carnet, on les trouve où on peut, avec comme condition qu’il soient en mesure d’accueillir un groupe dont les effectifs varient de manière imprévisible entre dix et quarante. La réunion des nouveaux fait partie des trucs les plus intéressants de cette association ; cela dit, ce mardi-là, par 35 ° à côté du four à pizza, les conditions n’étaient pas idéales.
En effet, l’admission se fait selon une règle simple : c’est oui, ou c’est non, et alors on peut réessayer autant qu’on veut, et c’est tout. Quelle intérêt, en dehors de la satisfaction de ton mauvais génie, y a-t-il à chercher plus loin ?
Cette sanction binaire - à supposer qu’on ne fasse pas là un pléonasme - se retrouve dans n’importe quel mécanisme de sélection, avec parfois des conséquences plus lourdes : Pierre Bourdieu a pas mal écrit sur la différence radicale des trajectoires sociales entre le dernier admis et le premier collé au concours d’entrée à La grande école, eux qui ne sont pourtant séparés que d’un quart de point.
3 août 2006 à 12:02 pm
Bon anniversaire!
6 août 2006 à 9:34 pm
A labour, te souhaite quand même plein de bonnes choses.
7 août 2006 à 8:23 am
Tendres pensées d’un ex-thésard-salopard-doctorant qui a comme toi connu les viscissitudes de la fin de thèse !
Super anniversaire et couraaaage !!
8 août 2006 à 2:48 pm
Eh beh, qu’est-ce que ce sera la crise de la trentaine !!!
Bon, je suis en retard pour te souhaiter un joyeux (?) anniversaire mais je le fais tout de même (imagine que je t’envoie une carte : en retard, désolée ! et blablabla).
Ce n’est pas gai tout cela tout de même. Ca m’a mis le cafard !
Je vais aller visiter ton blog, histoire de ne pas rester avec mon compagnon le cafard, non pas qu’il soit si désagréable mais il pourrait sourire un peu !
Contente d’avoir atterri là.
11 août 2006 à 5:13 pm
Bon anniversaire !! (Je suis un peu en retard, mais il parraît que finalement ce n’est pas trop grave !)
Pour ce qui est du code moi je l’ai eu du premier coup, avec une faute … c’est vexant … une faute … oui mais laquelle ?
Par contre l’examen de conduite, je ne l’ai eu qu’à la cinquième fois … c’est mon émotivité qui me jouait des tours !!
Je suis ravi de pouvoir de te lire à nouveau et un peu honteux d’apprendre que la caste des informaticiens est responsable du bannissement de ton papier !
Courage la lumière n’est plus très loin.
PS : Je passe sur paris demain, je m’envole pour mes vacances puis reviens le 20, peut-être serait-je encore sur paris quelques jours. J’aimerais bien rencontrer la personne qui manie si habilement les mots !
20 août 2006 à 3:29 pm
J’ai du retard, mais bon…
Bon anniversaire quand meme. (tu mettras ca sur le compte du decalage horaire, bien sur
)
21 août 2006 à 9:41 am
Je te laisse un commentaire général pour te féliciter de l’intelligence, de la pertinence de ton blog, qui n’en est pas moins humoristique. Bravo !
15 septembre 2006 à 4:59 pm
Comme je suis contente de ne pas m’être obstinée à aller vers la recherche… ça a l’air vraiment TRES prenant
15 septembre 2006 à 9:21 pm
Il semblerait qu’en septembre, plein de gens aient un paquet de trucs à rendre. Tiens, moi aussi, d’ailleurs. Bah, ça sera pour février.
22 juillet 2007 à 5:05 pm
[…] Tout a commencé par une erreur, souvenez-vous : ici, où l’on n’avait pas voulu de mon article amoureusement préparé avec des vrais morceaux de science dedans. Heureusement, la Science est une amante changeante et parfois un peu imprévisible. Aussi, quand je lui ai offert une deuxième fois mon travail, avec un emballage à peine différent, quelques mois plus tard, elle s’est extasiée en tapant des mains sur ce magnifique présent, qu’elle avait dédaigné aussi superbement la première fois. Il lui a tellement plu, qu’elle m’a même nommée finaliste du Concours du Meilleur Cadeau avec des Morceaux de Science Dedans ; elle est comme ça, la Science, elle fait concourir ses prétendants pour ses beaux yeux. Elle m’a aussi offert des sous pour faire un beau voyage avec elle. Cinq cents dollars, tout de même. Et dans son beau carton d’invitation, il y avait un billet d’avion pour la destination qui fait rêver tous les Chercheurs de la terre (oui toi chercheur, ose me dire que tu n’as jamais blagué avec tes collègues à ce propos) : Hawaï. […]
29 mai 2010 à 5:40 am
If only I had a nickel for every time I came to artefact.entierement.nu.. Amazing article!